GEOFFROY Pascal
– Né en 1951 à Caen
– Etudie la céramique de 1970 à1974 à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Appliqués et Métiers d’Art (ENSAAMA Olivier de Serres) à Paris.
– Découvre au cours de ses études, la cuisson au four à bois et la céramique d’inspiration japonaise au travers des lectures de Bernard Leach et Shoji Hamada et restera marqué par l’esprit de leur travail.
-Depuis 1992 vit et travaille dans son atelier sur le plateau du Larzac dans le sud Aveyron, où il construit un four à bois « anagama » de 5m3.
– Nombreux voyages à la rencontre de potiers aux USA, au Japon, et en Australie, pour y exposer ses œuvres, participer à des résidences et des colloques sur la cuisson au four à bois.
– Participe à des projets de développement auprès de potiers au Mexique, Maroc, RPC (ex Zaïre) et Zimbabwe.
– Enseigne de 2001 à 2015 dans l’atelier de céramique à l’ENSAAMA Olivier de Serres.
– Prix Bernard Palissy et acquisitions de pièces par le musée de St Avit (47) en 1999 et 2002.
-Prix Celia Cox, Rufford Craft Center de Nottingham (UK) en 2000
– Acquisition d’un bol « chawan » par le musée des Beaux-Arts de Lyon en 2021.
– Expose régulièrement dans différentes galeries en France et à l’étranger et participe jusqu’en 2022 à de nombreux marchés de potiers.
« Qu’il soit trace, forme, empreinte ou écriture, que ce soit au travers d’un bol ou d’une tablette cunéiforme, le geste céramique est un signe qui accompagne le quotidien de l’homme depuis la nuit des temps. Je me définis comme potier car j’aime que mes pièces soient des contenants dont les parois mettent en avant l’espace et le vide.
De même que pour le calligraphe oriental, le pinceau avec l’encre restitue de manière spontanée la vérité de son geste intérieur, l’argile réceptrice par nature, garde en elle la griffure énergique d’un outil, la caresse d’une main, le flammé d’une cuisson. La qualité de l’argile est primordiale, respectueux de ce qu’elle me propose, c’est elle qui va donner la direction de mon travail.
Les gestes de façonnage, fluides et intuitifs, s’harmonisent avec la matière dans un élan spontané dont l’argile garde l’impulsion, laissant ainsi sa texture s’exprimer.
Ma typologie des volumes est brève, sommaire, elle s’inspire des formes potières génériques qui gardent le caractère intemporel de l’esprit de la céramique usuelle.
Pendant les 5 jours de cuisson dans le four « anagama », la céramique subit une transformation spectaculaire. La chaleur intense et les cendres créent des couleurs et des textures riches, témoignant de l’interaction entre le potier, les éléments et le temps. Les variations de température et la position des pièces dans le four influencent le résultat final, rendant la création unique. Chaque pièce raconte une histoire, une danse délicate entre l’argile et le feu. »
Technique :
- Cuisson anagama