ARLETTE ET MARC SIMON
Arlette et Marc Simon ont ouvert leur premier atelier en 1975 dans les Monts du Forez. Ils souhaitaient réaliser de beaux objets du quotidien. Leur pratique de la porcelaine et du grès cuits au bois est inspirée par la céramique japonaise. Ils développent aussi une technique de cuisson de type primitive : le pit fire, qu’ils associent à un décor constructiviste et géométrique.
Ce couple d’artistes expose rapidement aussi bien dans des galeries en France et à l’étranger qu’à l’occasion de biennales de céramique contemporaine, notamment celle de Vallauris. Leurs œuvres sont présentes dans de nombreuses collections publiques et privées, parmi lesquelles la Cité de la Céramique de Sèvres, l’Élysée, le Musée de Soissons ou encore le Musée de Manises en Espagne. Arlette Simon reçoit notamment le Prix d’honneur lors de la Biennale internationale de Manises.
Deux voyages artistiques marquent particulièrement leur parcours et nourrissent durablement leur recherche : un séjour en Californie en 1982, où ils découvrent une scène céramique expérimentale et libre, puis une résidence à Shigaraki, au Japon, en 2009, au contact direct des grands foyers historiques de la céramique japonaise. Ces expériences renforcent leur attention à la matière, au feu et aux formes essentielles.
En 1982, ils s’installent au Chambon-sur-Lignon où ils poursuivent leur travail de recherche autour des objets du quotidien et de la sculpture.
Une nouvelle étape s’ouvre ensuite en 2000 lorsqu’ils emménagent aux Roches. Ils y créent une nouvelle galerie de céramiques ainsi qu’un espace d’art contemporain, lieu de rencontres et d’expérimentations où ils invitent de nombreux artistes venus d’horizons divers. Les genres s’y entremêlent, les arts s’y contaminent : expositions, concerts de musique innovatrice, projections cinématographiques et performances se croisent et se questionnent dans une volonté de rendre la création contemporaine « bien vivante » et accessible à tous.
C’est à partir de cette période qu’ils se consacrent entièrement à leur création sculpturale.
Arlette Simon s’intéresse plus particulièrement à la création de volumes où les vides et les pleins participent d’un même équilibre tendu, utilisant parfois le néon et le son pour révéler les jeux de lumière et de surface.
Marc Simon réalise des œuvres sculpturales très expressionnistes, parfois anthropomorphiques, aux formes telluriques évoquant des univers fantastiques.